Festival Circulation(s) – Le CENTQUATRE

• 27/02/2015 • Commentaire (0)

Je me suis rendue au CENTQUATRE pour le Festival Circulation(s), événement qui me tient tout particulièrement à coeur puisque j’ai eu l’occasion d’y être impliquée professionnellement pour cette 5è édition…

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Circulation(s), c’est le jeune rendez-vous de la photographie européenne, un rendez-vous placé sous le signe de l’accessibilité : les artistes sont choisis uniquement sur la qualité de leur travail et non par accointance (…), le public découvre un regard nouveau sur la photographie, tandis que les enfants ont également leur parcours « Little Circulation(s) » avec des photos et des explications à leur hauteur (tant physiquement qu’intellectuellement). Et, nouveauté cette année sur laquelle j’ai collaboré, le public a pu devenir, à sa façon, curateur et commissaire de l’exposition au travers d’Instagram… Mais avant de vous en dire plus à ce sujet, quelques mots sur Circulation(s) et ses artistes :

L’exposition s’étend sur la quasi-totalité du CENTQUATRE, prenant place au centre de la grande halle et dans les salles attenantes marquées de stickers rose fluo, en sous sol pour la partie réservée aux enfants, et dans le chateau d’eau qui se trouve dans la cour où trône un crâne impressionnant de Niki de Saint-Phalle pour la partie #Circulagram.

La scénographie est soignée, sobre mais inventive, elle respecte le travail de chaque photographe. Ainsi Jenny Rova qui s’est inspirée de sa rupture et de la nouvelle vie de son ex-petit ami est à découvrir assis à une table de chevet. Ainsi, les photos de Clément Huylenbroeck existent sur fond de rideau scintillant qui a le mérite de vous mettre dans l’ambiance. Ainsi, le travail étrange de Jan Maschinksi, entre colorblocks et détails de corps s’élève jusqu’au plafond, conférant à ce trio de seins plus nus que jamais et monumentaux, une forme de déité.

Les artistes proposés sont extrêmement variés. J’aime beaucoup cette hétérogénéité, elle offre un regard riche sur la photographie contemporaine et fait que l’on s’ennuie jamais, la position du spectateur, son approche se renouvelant à chaque série.

Parmi cette très belle sélection, voici quelques artistes dont j’ai particulièrement aimé le travail :

Ulysse & Darcoe, quand le cru se fait tendre… une série qui a tapé dans l’oeil d’Héloïse qui m’accompagnait ce jour-là.

Juliette-Andrea Elie, qui mélange la photo et l’embossage, lui permettant de faire ressortir des formes dans le papier calque, ou Pergamano pour les initiés. C’est tellement poétique.

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Audrey Laurans, qui invente le distributeur d’ancêtre, imaginé à partir d’authentique photos d’époque – une autre forme de poésie, absurde et qui pourtant dit plein de choses sur ce qu’est la société, ses manques, ses comportements…

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Christian Berthelot, le Caravage moderne, qui reprend les codes du maître avec un naturalisme et des clairs-obscurs naturels (si si) à couper le souffle, c’est sublime

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Je pourrais vous parler de plein d’autres artistes que j’ai découverts à cette question, mais je vous laisse le plaisir d’aller les admirer par vous-même…

Quant à mon propre travail auprès de Circulation(s), voici ce qu’il en est :
Je suis responsable de la communication au sein d’une agence nommée We Are Social qui a été sollicitée pour être partenaire du festival. Notre objectif était de réussir à y intégrer les nouvelles pratiques photographiques et c’est à ce titre que nous avons imaginé #Circulagram, le volet participatif du Festival Circulation(s).

Partant du principe que la photographie est devenu un « objet conversationnel » grâce aux médias sociaux, nous avons pensé un dispositif permettant au public de dialoguer avec les artistes exposés dans le festival. En partenariat avec Circulation(s), nous avons sélectionné 8 artistes avec lesquels le public peut converser en leur adressant une photo-réponse sur Instagram accompagnée du hashtag #Circulagram et du hashtag de l’artiste.

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Les contributions du public sont streamées sur le site dédié et sur des tablettes au CentQuatre, dans le chateau d’eau. Sur place, les visiteurs peuvent imprimer les contributions du public et les accrocher aux côtés des oeuvres des artistes pour matérialiser la conversation digitale.

A l’issue de l’exposition, les conversations les plus impactantes seront publiées dans le magazine Fisheye du mois de mai et sur le site de We Are Social.

Festival Circulation(s) au CENTQUATRE jusqu’au 8 mars. Gratuit.